Chambre et Table d'hôte des Gabales

LA VALLEE DU PONTAJOU

25 km  
927 m  
1240 m  
Les Gorges de l'Allier

Comme souvent en Margeride, le paysage et le patrimoine bâti des villages, unissent leurs attraits au long de cette boucle qui jalonne les sous-bois et l’eau vive. La pierre de taille donne un cachet de château à la plus humble bâtisse et les eaux claires du Pontajou paressant dans les prés montre toute l’âme de ce pays. Vallée du Pontajou A Domaison, un beal destiné à l’alimentation de l’ancien moulin.
Balisage : suivre le balisage jaune sur la totalité du circuit. ATTENTION, il ne faut pas suivre le balisage des Noisettes Sauvages!

D Aux terrains de tennis, traverser le gué sur la Seuge pour prendre la piste à gauche le long du bois. Continuer sur cette piste en longeant le bois, on passe devant le centre équestre puis on traverse le Pontajou. Juste après le ruisseau, suivre le chemin à gauche à travers prés jusqu’à la route. 1 Suivre celle-ci à gauche puis monter sur le talus à droite pour emprunter la D589 à droite. A la croix de Domaison, prendre à gauche sur la petite route que l’on conserve jusqu’à ce qu’elle se transforme en piste au moulin de Tissirou. Continuer sur le chemin principal. 2 Au premier gros croisement, prendre le chemin de droite qui descend jusqu’au moulin

du Rouve. Traverser la routepour monter vers Le Rouve et virer à gauche sur une petite route qui devient piste et qui rejoint une autre route 1 km plus loin que l’on empruntera à gauche. 3 Au croisement, continuer tout droit pour descendre par une ruelle sur la droite. Traverser le village puis le ruisseau du Pontajou, passer l’ancien moulin puis monter sur le chemin de droite. A l’intersection tourner à gauche et enfin à droite sur un chemin humide qui monte jusqu’à Giberges. Dans le hameau, poursuivre à droite et rejoindre une route plus importante que l’on suit à droite sur 500 mètres. 4 Quitter la route et prendre le chemin à gauche le long du Pontajou jusqu’à Servières. Sous le village, bifurquer à droite, traverser le hameau en s’orientant vers la gauche et poursuivre en direction de La Veysseyre. Au croisement suivant, continuer en face (possibilité d’aller et retour à gauche jusqu’au site archéologique du Montchauvet). Quitter ensuite la route principale pour prendre la direction de Mourenne (point de vue à
Granit en boule
Maison remarquable à Giberges.

Circuit de randonnée : La vallée de Pontajou

gauche sur le Montchauvet et le calvaire qui marque son sommet : 1484 mètres). 5 Virer sur la première piste à droite, le chemin principal s’élève puis redescend. Délaisser tous les chemins de part et d’autre jusqu’à une intersection de plusieurs chemins en bas d’une descente. 6 Continuer sur le chemin le plus marquer qui continue de descendre sur la droite. A la fourche, poursuivre sur le chemin de gauche jusqu’à Servillanges. A la patte d’oie, dans le hameau, monter à gauche. 7 Emprunter la petite route qui part à droite. Rejoindre la D589 puis la suivre à droite sur 50 mètres, ensuite tourner à gauche sur la D323 vers Venteuges. La route vire à droite, la quitter pour un chemin dans l’axe puis rejoindre à nouveau la route. Passer sur le ruisseau de Lavès puis remonter et prendre tout de suite à gauche le chemin qui monte derrière les bâtiments agricoles, il ressort un peu plus haut sur la D323. Suivre ensuite la route à gauche pour rejoindre le village de Venteuges. 8 Au croisement dans le village, prendre la petite route qui part à droite vers le restaurant en direction du Ménial puis le premier chemin à droite que l’on suivra jusqu’au Ménial. Rester sur la route qui part à gauche. 9 On est rejoint par une route à gauche, continuer tout droit en descendant. Dans le premier grand virage à droite, continuer sur la piste qui part en face. Suivre

celle-ci toujours tout droit (en face, vue sur Saugues) jusqu’à Mézères. 10 Continuer tout droit. On rejoint la route que l’on prend en direction de Saugues. A la D585 prendre à droite, puis une nouvelle fois à droite vers la Gendarmerie.

 


Croix à Venteuges

Circuit de randonnée : La vallée de Pontajou

LES TISSERANDS : DES ARTISANS PAUVRES

Au début du XVIIIe siècle, Saugues était un centre important de transformation de la laine. Cette activité est ancienne dans la région, comme en témoignent les fusaïoles datant du Moyen-Âge trouvées lors de fouilles dans le village du Mont Chauvet. On fabriquait une étoffe grossière, de qualité médiocre, appelée « cadis de montagne », vendue à bon marché. Elle était aussi fabriquée par des paysannes qui vendaient leur étoffe à Saugues. Elle était ensuite exportée vers Mende, Marvejols ou Lyon. Toutefois, cette production artisanale a chuté en trente ans.
Cette baisse est expliquée par plusieurs facteurs qui relèvent surtout de la situation interne de la région :
- mortalité importante des


La cabane du berger était soit une roulotte de planche soit une construction en pierres.

moutons - mauvais état des routes qui rendait le transport de marchandises difficile et onéreux - augmentation de la fiscalité royale de 180 % entre 1733 et 1748 et doublement de la taille entre 1750 et 1789 - augmentation des charges salariales. Le salaire d’une fileuse est passé de 2 à 6 sols alors que dans le même temps les

commerçants locaux, peu nombreux, achetaient les pièces d’étoffe à bas prix. Puis, l’introduction De techniques nouvelles de dégraissage de la laine est rendue difficile par le poids des savoir-faire traditionnels locaux. Enfin, la concurrence exercée par des produits similaires provenant du Rouergue ou d’Albi, de meilleure qualité et meilleur marché, rend la vente de cadis en provenance de Saugues difficile. Cela est amplifié par l’utilisation croissante du coton. L’ensemble de ces éléments fait que des tisserands de plus en plus nombreux délaissent leur profession pour devenir journaliers, ou émigrer vers des cieux plus cléments où ils pourront faire vivre leur famille.
LE SITE ARCHEOLOGIQUE DU MONTCHAUVET

Le site archéologique du Montchauvet se trouve à l’extrême sud-ouest du département de la Haute-Loire, sur la commune de Saugues. Situé en contrebas de la crête de la Margeride sur un versant exposé au nord-est, cette position lui vaut des hivers longs et rigoureux.

Sur le site du Montchauvet.

Mesurant 200 m de long sur 230 m dans sa plus grande largeur, d’une superficie d’environ 2 ha, le village se compose de 35 structures bâties en pierre sèche. On peut définir quatre zones bien distinctes, s’étageant selon la déclivité du terrain. 1La zone périphérique, qui occupe le bas de la pente, est présumée la plus ancienne puisque l’on y a découvert du matériel néolithique. Comportant une douzaine d’unités, elle est constituée par des habitats aux murs massifs de plan carré ou rectangulaire. On trouve aussi une construction de plan ovale présentant une maçonnerie assez frustre mais dont la fonction reste inconnue. 2 – A mi-pente apparaît le bourg médiéval derrière son rempart de pierre sèche. L’une des structures dégagée présente les caractères types d’une maison longue médiévale

avec une partie dallée délimitant le lieu de couchage et une partie de terre battue plus imposante. 3 – Malgré l’absence de mentions historiques, ce secteur est dénommé « castrum ». Cela provient du caractère défensif que revêt la morphologie et l’organisation des structures de cette partie du village qui semble remonter au Xe et XIe siècle. 4La zone castrale s’organisant autour d’une cour dallée.Le village de Montchauvet présente donc une organisation et une chronologie complexe, au cœur d’une région où ont été identifiés une vingtaine de lieux habités aujourd’hui désertés. Cela permet d’envisager un peuplement relativement important dont la principale activité résidait dans l’élevage ovin et le travail de la laine.Si une occupation restreinte subsiste jusqu’au XIVe siècle, le site de Montchauvet est abandonné au XVe siècle. Faut-il y voir les effets d’un

refroidissement, ou bien l’attraction d’une paroisse qui aurait poussé les habitants à regagner la vallée. est le secteur situé en amont du village. Il doit son nom à une petite levée de terre, ceinte d’une dépression, entourant quatre bâtiments de pierre taillée s’organisant autour d’une cour dallée.Le village de Montchauvet présente donc une organisation et une chronologie complexe, au cœur d’une région où ont été identifiés une vingtaine de lieux habités aujourd’hui désertés. Cela permet d’envisager un peuplement relativement important dont la principale activité résidait dans l’élevage ovin et le travail de la laine.Si une occupation restreinte subsiste jusqu’au XIVe siècle, le site de Montchauvet est abandonné au XVe siècle. Faut-il y voir les effets d’un refroidissement, ou bien l’attraction d’une paroisse qui aurait poussé les habitants à regagner la vallée.

Les numéros figurant sur le plan renvoient aux commentaires.
Nid de Cicle Plongeur
La tour des Anglais s’aperçoit de très loin avant d’arriver sur Saugues

LA TOUR DES ANGLAIS

Il s’agit ici d’une construction fortifiée édifiée au cœur d’une enceinte urbaine et non, comme c’est souvent le cas, d’une tour seigneuriale. L’édifice est relativement homogène même si l’on doit y déceler

des changements de parti architectural en cours d’édification. En effet, l’examen de l’appareillage fait apparaître une différence entre le premier niveau, construit en moyen appareil irrégulier et les niveaux supérieurs, en moyen appareil régulier.

Cincle Plongeur
Coupe de la tour.
Le premier niveau est recoupé par un plancher.

La tour forme un rectangle de 8,3 x 12,5 mètres, avec une hauteur de 23 mètres. Ce plan rectangulaire et non carré ayant été introduit en Auvergne vers 1190-1210, cela nous renseigne sur la date de la construction qui doit se situer au début du XIIIe siècle ; ce qui correspond aux berceaux légèrement brisés qui voûtent les salles. L’accès actuel a été ménagé ultérieurement (XVIe siècle ?) et ne peut être pris en compte pour la datation puisque la porte primitive était à l’étage côté sud. En revanche, l’étude des mâchicoulis, des parements et des litages confirmes les datations possibles. Epaulée par dix contreforts, la tour est pourvue à son sommet de mâchicoulis sur consoles s’appuyant sur les contreforts, dispositif qui évoque le bâtiment des mâchicoulis de l’ensemble épiscopal du Puy-en-Velay. Aussi peut-on avancer que cette construction dénote la présence possible d’un même architecte, voire de la même équipe de tailleurs de pierre qu’au Puy-en-Velay.

CUEILLETTE DES QUATRE SAISONS

Les champignons Les habitants ne cueillaient autrefois que les espèces à la réputation solidement établie : le cèpe, la girolle, le mousseron et la coulemelle. Des espèces nouvelles ne se sont cueillies que récemment : griset, charbonnier, ou canari… Ils sont vendus soit frais , soit séchés en fines lamelles à des collecteurs spécialisés. Les narcisses C’est après 1945 que cette cueillette est entrée dans les mœurs notamment pour la parfumerie. La cueillette à la main est remplacée par le ramassage avec un râteau, qui permet d’arracher la corolle du narcisse. La saison

des narcisses est très courte puisqu’elle ne dure que le temps d’une floraison.

Foire aux champignons secs de Saugues.

Les myrtilles En quelques années, la myrtille acquiert ses lettres de noblesse, exerçant tant sur les villageois que sur les estivants de Margeride, une

fascination qui n’a rien à champignons. La majeur partie des fruits prélevés est vendu à de grandes entreprises qui transforment la récolte pour les confiseries et les pâtisseries. Le lichen A la différence des champignons et des myrtilles, sa cueillette en France se limite au seul Massif Central et presque exclusivement à la Margeride. Le lichen ramassé est utilisé pour la fabrication de fixateurs servant à contrôler l’uniformité de l’évaporation des constituants de certains parfums.