Chambre et Table d'hôte des Gabales

LA MARGERIDE

20,5 km  
1090 m  
1420 m  
Les Gorges de l'Allier

Une balade montagnarde et sauvage qui mène à la découverte des tourbières de la haute Margeride et propose l’ascension d’un de ses principaux sommets. L’emprunte de la foi des gévaudanais, peut s’admirer le long du sentier entre le Villeret d’Apchier et Chanaleilles alors que l’on suit un tronçon du fameux chemin de grande randonnée Saint-Jacques de Compostelle. Ce circuit présente la nature sauvage de la Margeride comme une alliée du pèlerin. Croix à boules La tour de La Clauze au départ du circuit.
Balisage : du départ jusqu’à Contaldès, suivre le balisage blanc et rouge. De Contaldès jusqu’à l’église de Chanaleilles il n’y a aucun balisage. Ensuite suivre le balisage jaune jusqu’à la côte 1255 de la carte. Il n’y a plus de balisage jusqu’au Villeret d’Apchier, puis on retrouve le balisage blanc et rouge jusqu’à La Clauze.

D Devant le four banal, au pied de la Tour de La Clauze. Suivre la route en prenant la direction du panneau Saint-Jacques de Compostelle, Le Sauvage. Conserver la route sur plus d’un kilomètre jusqu’à une fourche (vue en face sur la vallée de la Virlange) où l’on empruntera la route de gauche qui descend au village du Falzet, traverser le village et remonter pour rejoindre de nouveau la D335. 1 Suivre la route à gauche puis

emprunter la première piste tout de suite à droite. Elle commence par monter ( sur la droite, point de vue sur le massif du Devès en arrière plan), la piste redescend ensuite sur le Villeret d’Apchier. Descendre jusqu’à la D587. 2 La traverser pour prendre la petite ruelle légèrement sur la droite qui descend, prendre une première fois à gauche puis à droite pour rejoindre la Virlange. Traverser le ruisseau puis emprunter le premier chemin à droite qui devient sentier et rejoint une autre piste. 3 Tourner à droite en descendant. On rejoint une maison isolée (Moulin du Pin), poursuivre sur la piste en face jusqu’au hameau de Contaldès. A la sortie de celui-ci, virer à droite en direction de Chanaleilles, suivre la route à droite et, au croisement, monter dans la ruelle en face pour rejoindre l’église. 4 Continuer de monter sur la route qui devient piste. Elle monte en serpentant entre les pâturages (sur la droite, point de vue sur La Durande et le massif du Devès). On atteint un grand virage, délaisser un chemin qui monte à gauche. La piste
Saugues
Vue de Saugues avec la Tour des Anglais.

continue de monter entre les épicéas. 5 On arrive sur une éclaircie, délaisser le chemin qui monte fortement en face pour suivre la piste qui continue à droite. On ignorera tous les petits chemins de part et d’autre. Au pied du Truc de la Garde (possibilité d’aller et retour à gauche jusqu’au sommet pour un point de vue périphérique sur la Margeride, le Devès et la Durande), bifurquer à 90 degrés sur la droite. Le chemin descend en étant caillouteux. 6 On atteint un croisement, continuer tout droit. Le chemin reste caillouteux et descend fortement en serpentant. Rester sur le chemin qui part à gauche, avec une croix jaune,
en délaissant une large piste qui part à droite . Continuez sur le chemin principal vers la croix jaune, il vire un peu sur la droite et redescend sur le Villeretd’Apchier. 7 En arrivant au village, remonter sur la piste à gauche ( vue à droite sur le massif du Devès en arrière plan) qui rejoint la D335. Prendre la route en face puis une autre route tout de suite à droite pour aller au village du Falzet. Le traverser et remonter jusqu’à la D335. Continuer tout droit, la route redescend jusqu’à La Clauze.

LES CUEILLETTES EN MARGERIDE
La cueillette est une histoire ancienne, aussi vieille que celle de l’homme. En Margeride elle a une histoire bien moins rose que l’image qu‘elle évoque. Autrefois, on récoltait des champignons, bien sûr, mais aussi la gentiane, les fleurs de la mauve, et des violettes, l’arnica, le pied-de-chat, la mâche et le pissenlit. On récoltait tout ce qui pouvait être utilisé pour améliorer les repas ou pour se soigner. Le remède des hommes était bien souvent le même que celui des animaux. Plantes et champignons étaient, et sont encore, aux yeux des habitants une compensation qu’accorde la nature à ceux qui vivent dans ce rude pays.

Circuit de randonnée

LA MARGERIDE, UN MILIEU NATUREL

Reliant trois département, la Lozère, l’Ardèche et la Haute-Loire, la Margeride est un haut plateau granitique, compartiment surélevé du socle cristallin du Massif Central. Le paysage est à la fois très austère, marqué par la présence contraignante du climat et très exploité, mis en valeur par l’homme partout où cela a été possible.

Vastes forêts et petits bois


La forêt en Margeride offre différends visages : pré-bois, pinèdes aérées au tapis arasé par les moutons, sapinières ou pinèdes très denses où l’on ne peut pénétrer. Apparaissent aussi les jeunes plantations, favorisées par la RTM (restauration des terrains en montagne), les belles forêts de hêtres, pins,… et les sapinières d’altitude. On observera donc différentes essences en fonction de l’altitude et des conditions locales d’ensoleillement. Les pinèdes forment l’essentiel des horizons boisés en

dessous de 1200 mètres : vastes boisements ou parcelles de petite taille sur les versants les mieux exposés. Les conditions sont ponctuellement difficiles pour le pin sylvestre ; des ports tortueux, des cimes brisées sculptent les troncs. La hêtraie caractérise les


Une hêtraie en Margeride.

zones d’altitude au dessus de 1000 mètres en versant nord surtout mais aussi sous le couvert des pins. Là aussi les conditions climatiques extrêmes donnent à certains arbres des formes tortueuses. Les sous-bois sont tapissés de myrtilles surtout en lisière ou lorsque le peuplement se diversifie.La forêt d’épicéa occupe traditionnellement les secteurs des points hauts et les versants nord. On la trouve plus généralement sur la montagne de la Margeride partout où s’est imposée la RTM.

Les plants ont été alignés parallèlement et de manière très serrée. La pénétration du sous-bois est difficile à la fois pour la lumière et pour la vie.

Les Landes


Omniprésentes dans les horizons de la Margeride sur les versants des vallées, sur les points hauts, aux abords des chaos granitiques, leurs

couleurs et leur ambiances donnent le ton de ces paysages. Landes à callunes
Etagement de landes, de prairies et de forêt au dessus de Chanaleilles.

violettes à l’automne, landes jaunes et odorantes couvertes de genêts purgatif ou à balais selon qu’elles sont anciennes ou transitoires, elles témoignent de cette nature valorisée au maximum mais laissant libre cours à son inspiration du moment par endroits.

Les tourbières


Certaines vastes dépressions humides résultent d’une particularité de l’érosion en pays granitique : le creusement se fait de façon circulaire, laissant aux pourtours les roches les plus dures, les « alvéoles », grandes cuvettes de plusieurs kilomètres de diamètre.

Au fond de ces cuvettes, l’eau stagne. Dans cet environnement acide, pluvieux et froid, les tourbières sont favorisées. Rappelons que les tourbières sont des milieux qui proviennent d’épisodes glaciaires. La tourbe ne se forme que dans des conditions bien précises : une température basse qui diminue l’activité biologique de décomposition du sol et un rapport constant d’une eau pauvre en éléments nutritifs. Alors certaines mousses (les sphaignes) « édifient » la tourbière en colonisant l’étendue d’eau stagnante. Des espèces adaptées s’installent, telles les plantes carnivores Drosera ou Rossolis. Elles s’accommodent très bien de la pénurie d’éléments azotés dans l’eau en absorbant des insectes.
Le bouleau nain est une essence qui supporte très bien les sols tourbeux et le climat de la Margeride.

Le château de la Clauze


La Tour de la Clauze et son couronnement de mâchicoulis.

Situé à environ 3 km de Grèzes, les constructeurs profitèrent d’un site couvert d’énormes blocs de granite pour établir le château de la Clauze. Il ne subsiste du château qu’une tour perchée sur son rocher, des tours arasées au rez-de-chaussée reliées par des portions de courtines et un bâtiment utilisant les parties basses du logis et transformé en bergerie. L’édifice était composé de deux enceintes successives dont on perçoit les restes, et l’étagement de ces murailles pouvait donner l’illusion de la puissance. Pourtant, cette impression doit être relativisée puisque les murs qui subsistent actuellement n’atteignent pas un mètre d’épaisseur. La tour du château de la Clauze apparaît comme une œuvre de parade, élever pour exprimer le prestige de son titulaire et les audaces de son Architecte. Le plan en octogone irrégulier exprime la dextérité du concepteur qui choisit de l’ancrer au sommet d’une énorme boule de granit défiant les lois de l’équilibre. Ce n’est pas seulement une tour de guet mais de défi, construite pour exalter la puissance de son auteur.


Archère-canonnière à double ébrasement.

Elle a conservé de la tradition son entrée par un deuxième niveau auquel on accédait sans doute par une échelle. Si les hautes meurtrières du niveau supérieur ne sont que des fentes d’éclairage, l’archère du premier niveau accessible par un ample niche présente une fonction défensive, fonction confirmée par le couronnement de mâchicoulis à la provençale. L’appareil de parement en granite posé en assises régulières sans litages ni boutisses fait regretter le corps principal du château, construit dans un appareil moins soigné, dont elle flanquait les courtines. Un fossé séparait le corps principal du château de l’enceinte extérieure. Ce fossé se perd dans la pente sud. On accédait dans la place par une porte située entre les deux tours qui flanquaient, au nord-est, les angles des deux enceintes supérieures.

LA MARGERIDE : UN RELIEF AUX FORMES SIMPLES


Point de vue sur l’immensité du plateau.

Les monts de la Margeride, longue échine dorsale, ferment les vues vers l’Ouest. Cette montagne domine des petits plateaux découpés, séparés par des bassins et parcourus de rivières sinueuses occupant des fonds plats. Les rivières serpentent à la surface du plateau dans de larges vallons qui abritent des pâturages plus ou moins riches. Certains, peu entretenus, ont l’aspect de réelles zones humides. Des reliefs en creux s’y nichent çà et là de façon circulaire ; ce sont les alvéoles, formes d’érosion du granite. Les surfaces de la Margeride sont défoncées en cette multitude de cuvettes séparées par des volumes de rochers. Les parties les plus résistante


Les tors imposent leurs formes généreuses sur le plateau
de la Margeride.

l’érosion forment les bords de la cuvette, l’intérieur est composé d’arène, le sable produit par la désagrégation du rocher. Sur les points hauts et dans les pentes demeurent des accidents issus de l’érosion : ce sont les tors, boules de granite d’un à plusieurs mètres de diamètre. Là aussi, l’érosion a dégagé l’arène autour d’un bloc plus résistant. Ces boules sont comme oubliées dans le paysage, leur présence est forte, elle revient régulièrement imprimant cette ambiance minérale et mystérieuse. Les formes granitiques du relief de la Margeride ont été modelées longuement, progressivement elles apparaissent aujourd’hui douces, onduleuses… sans heurts.

Organisation du bâti, architecture

Les vallées en alvéole qui structurent le paysage margeridien sont des sites privilégiés pour protéger l’homme des conditions climatiques de ce haut plateau. Les villages s’y implantent à mi-pente (souvent au sud/ sud-est), pour bénéficier simultanément d’une bonne orientation et de l’abri offert par le relief, tout en fuyant les fonds humides. Les bâtiments sont toujours groupés pour faire face aux

difficultés. Les « Baraques » et les fermes de domaines font exception à cette règle. Sur la Margeride plus qu’ailleurs, la structure « communautaire » était et reste assez développée (persistance des maisons d’assemblées). L’organisation du village est établie par le groupement rapproché de fermes. L’espace extérieur correspond avec l’espace public (traditionnellement, rares sont les cours fermées). La vie communautaire à l’échelle villageoise a perduré en Margeride Jusqu’à l’entre deux guerre. Tous ces édifices (métiers, fours, …) étaient construits, entretenus et utilisés par la communauté. La maison d’assemblée, bâtisse modeste reconnaissable à sa cloche, abritait la « béate » du village, religieuse qui instruisait les enfants, soignait les malades et organisait les veillées. Comme le berger, elle était nourrie par les habitants du village. Aujourd’hui, ces maisons sont dans le meilleur des cas transformées en salles de réunions ou gîte ruraux.