Chambre et Table d'hôte des Gabales

LES CHÂTEAUX

21,5 km  
1150 m  
931 m  
Les Gorges de l'Allier

Une belle balade, qui mène de sous-bois en points de vue dans des paysages où la marque de l’homme est partout et cependant discrète, en complicité avec la nature. Sous le charme de ce grand jardin sauvage, on découvre l’art millénaire des bâtisseurs en granite dans les fortifications audacieuses de Saugues, Esplantas et La Clauze. Esplantas Esplantas : le clocher-peigne et le donjon du 13e siècle.
Balisage : suivre le balisage jaune sur tout le circuit. Du départ jusqu’au point 4, on trouvera aussi le balisage blanc et rouge du GR Saint-Jacques de Compostelle.

D A partir des terrains de tennis, remonter sur la route et la suivre à droite jusqu’à la D589. L’emprunter à droite sur 100 mètres et bifurquer à gauche sur une large piste. Rejoindre une route et poursuivre sur la gauche. 1 A l’intersection, suivre la direction du hameau du Pinet sur la gauche. Traverser le village et emprunter une large piste sur la droite (sur la gauche, vue sur le château d’Esplantas). Rester sur le chemin principal. 2 Au carrefour, continuer à droite puis, 50 mètres après, laisser un chemin herbeux partir à droite. Suivre le chemin caillouteux qui redescend ensuite vers une maison isolée. 3 Avant la maison,

laisser un chemin à droite et continuer de descendre. Passer la Seuge et remonter par le chemin le plus marqué jusqu’à la Clauze. A l’entrée du village, continuer en direction de la tour. 4 Contourner la tour par la droite et suivre le chemin qui part à gauche entre les pâturages puis dans les bois de pins en délaissant tous les chemins colatéraux. Passer sous deux lignes électriques à haute tension (sur la droite, aperçu sur les forêts types de Margeride-Gévaudan). Rejoindre la D587 que l’on suit à gauche. 5 Au carrefour, descendre à gauche dans Esplantas. Suivre la D585. Avant le cimetière, prendre la petite route qui monte à droite. Rejoindre les trois croix (sur la gauche, point de vue sur Saugues et Esplantas). Conserver la route. 6 A la fourche, descendre à droite et passer La Virlange. Suivre le chemin de gauche puis à

droite sur le suivant. Prendre le sentier peu évident entre les clôtures. Pénétrer dans la sapinière et suivre le chemin jusqu’à rejoindre une route. 7 Suivre celle-ci dans l’axe jusqu’à la D32. Bifurquer à gauche sur 100 mètres. Emprunter la route qui descend à droite. Traverser la Virlange et remonter jusqu’à Freycenet. Traverser le village. 8 Passer la D32 et continuer sur la piste en face. Suivre celle-ci à droite. Rester sur le chemin principal (sur la gauche, point de vue sur la vallée de la Seuge, le Montchauvet

La tour de La Clauze
La tour de La Clauze.

et le Truc de la Garde). Alors qu’il vire à gauche en descendant, le quitter pour un chemin herbeux à droite. Rejoindre à nouveau la D32 et la suivre à gauche (en face, vue sur Saugues). Emprunter une petite route à gauche pour rejoindre le centre de Saugues.

Une agriculture contrainte mais pleine d’attentions

Tirer parti des meilleures terres pour les villages et les cultures
Le village se niche, en général, sur un replat bien exposé. Autour, les champs sont petits. La mise en valeur semble avoir été minutieuse. Les parcelles sont séparées par des alignements de frênes étêtés, des murets de pierre ou encore par des clôtures typiquement « margeridienne » : fils barbelés accrochés à des blocs de granite dressés.

Savoir utiliser les terres les plus ingrates : landes, parcours et bois de pins
Lorsqu’on s’éloigne du village, cet aspect entretenu s’étiole. Les parcelles sont plus grandes les cultures

disparaissent, les pâturages sont moins riches et les blocs de granite, au lieu d’être déblayés, sont juste entassés ou restent sur place. Progressivement, la lande s’insinue dans le paysage. Qu’elles soient naturelles, landes d’altitude à bruyères ou à myrtille ; ou agricoles, landes à genêts pâturés ou terrain de parcours, les landes ont leur place dans le paysage en Margeride. Elles ne semblent pas être là par négligence ou abandon. D’une terre pauvre, l’homme a cherché à tirer le plus de profit possible tout en acceptant certaines contraintes dues aux conditions naturelles. Clôtures tenues par les blocs de granite, landes ou

pâtures difficiles, grignotées jusqu’au dernier brin comestible. Cette habileté à mettre en valeur des terres ingrates est bien illustrée par l’utilisation optimale des bois de pins. En Margeride, nombre de petits bois de pins ont une physionomie particulière: clôturés par du fil barbelé et très aérés. Ce sont, en fait, des pâturages déguisés. A l’image traditionnelle du troupeau de moutons dans la prairie se substitue celle du « troupeau des bois ».


Parfois le granite garde sa place d’origine sans pouvoir être déplacé.

Chanaleilles
Le village de Chanaleilles niché sous les landes et les bois de Margeride.

Le château d’Esplantas


La tour « Philippienne » d’Esplantas.

protection dans une régionen proie aux rivalités seigneuriales. Le système Philippien Le règne de Philippe Auguste (roi de France de 1180 à 1223) marqua l’apparition de la rationalisation en matière d’architecture castrale. L’originalité du système philippien fut la généralisation de la tour maîtresse circulaire sur le modèle de la tour du Louvre à Paris. Cylindre nu, la tour philippienne ne fut jamais la résidence du maître mais le symbole d’un pouvoir, capable d’une défense autonome. Ce type de construction fut bientôt imité en province et s’accompagna d’une telle régularité dans la mise en œuvre qu’une tour philippienne est aisément reconnaissable.

 

 


Vue ancienne de la tour d’Esplantas.

Bâti sur un éperon rocheux, le château d’Esplantas domine le village de sa tour circulaire du XIIIe siècle, comprise dans un corps de logis de construction plus récente. La tour comportait cinq niveaux à l’origine, dont seuls subsistent les trois premiers. Le rez-de-chaussée servait d’entrepôt auquel on accédait par une trappe ménagée dans le plancher du premier étage.


Vue sur la salle du premier étage. La baie est évasée vers l’intérieur avec une base bâtie en forme d’escalier.

On parvenait à la tour par une passerelle de bois qui donnait accès au premier étage. Inscrit dans l’épaisseur du mur, un escalier incurvé conduit à la salle du deuxième étage. Voûtée en coupole, elle était aménagée pour être habitée avec une cheminée et des latrines faisant saillie à l’extérieur. Aujourd’hui disparu, le troisième étage comprenait quatre archères à tir plongeant qui assuraient la défense de l’édifice. A la suite du découronnement de la tour, seules sont visibles les bases des archères.

Enfin la démolition du sommet a supprimé des corbeaux de pierre qui attestaient la présence d’un hourd. La datation par dendrochronologie (méthode de datation qui repose sur la comparaison entre les anneaux de croissance des arbres. Avec autant de cercles que d’années de vie, il devient possible de remonter dans le temps en partant de la date de plantation connue du plus jeune d’entre eux.) de pièces de bois conservées dans la tour a permis de dater celles-ci de 1252. Sa construction semble pouvoir être attribuée à Odilon de Mercoeur, évêque de Mende de 1247 à 1274, seigneur à titre personnel de Saugues, Esplantas, Saint-Cirgues et Murs. Ce dernier tenait cette seigneurie de son père, Béraud V de Mercoeur, qui fut l’un des plus fidèle soutien du roi de France lors de la conquête de l’Auvergne. Cet édifice permet d’apprécier les transformations opérées dans l’architecture militaire au cours des années qui suivirent la prise de possession de l’Auvergne par Philippe Auguste. Il convient de considérer cette tour circulaire comme un symbole du prestige du commanditaire. Avec 12 mètres de diamètre, une hauteur d’environ 25 mètres à l’origine et des murs épais de 3 mètres à la base, cette construction est avant tout un édifice seigneurial qui permet d’afficher la puissance des Mercoeur à l’extrémité méridionale de leurs possessions, tout en apportant une solide

Chemins de Saint-Jacques de Compostelle


L’église de pèlerinage
Le culte des reliques prend son essor au XIe siècle, après une forte poussée démographique. Abbés et évêques cherchent à adapter les édifices culturels pour faire face à l’augmentation du nombre des fidèles et répondre aux besoins des pèlerins lancés sur les routes en quête de reliques. Les autels qui occupaient les nefs sont déplacés à l’est du transept, dans une partie réservée aux religieux, tandis que le déambulatoire est pourvu de chapelle en excroissance.
Le pèlerinage développe ou crée la ville
L’œuvre de charité est l’une des préoccupations fondamentales du chrétien tout au long de sa vie. Tous les croyants doivent y participer, comme l’a enseigné le Christ. Le chemin et la ville sont jalonnés d’édifices destinés aux démunis, aux malades et aux voyageurs. Dans les campagnes où ils offrent repos et nourriture, ils sont généralement très simples, mais assez régulièrement espacés et installés en des points stratégiques. En revanche dans les villes importantes, ils ont tendance à se spécialiser.

Historique
Le pèlerinage chrétien naît avec le culte des martyrs. Au début, les pères de l’Eglise s’y opposent car ils voient une forme de dévotion trop marquée par la mentalité païenne. Il ne s’en propage pas moins avec vigueur. A partir du IVe siècle, le pèlerinage à Jérusalem est une tradition solidement établie. Au Ve siècle, l’empereur Constantin, l’un des promoteurs du pèlerinage à Jérusalem, et sa mère, Hélène, rapportèrent à Constantinople de nombreuses reliques ayant été en contact avec le Christ. Ils lancèrent ainsi la mode du voyage à Jérusalem, considérée comme le lieu saint par excellence. Maints pèlerins marchèrent sur leur traces, souvent dans l’intention de s’établir pour toujours dans la ville du sauveur. Cette pratique toucha ensuite les principaux lieux de culte de la chrétienté. Les pèlerins qui allaient se recueillir à Rome, sur le tombeau de l’apôtre Pierre, se firent de plus en plus nombreux.

Au début du IXe siècle, après la découverte du sépulcre de saint Jacques dans les régions les plus périphériques du monde connu, finis terrarum, « la où la terre se termine », les chemins du pèlerinage chrétien trouvent leur aspect définitif. De l’occident à l’orient, de la Scandinavie aux Pouilles, le monde chrétien se couvre d’un réseau serré de voies de pèlerinage.

Le chemin de Saint-Jacques a une importance décisive. Pour les pèlerins allant à Rome et à Jérusalem, la puissance symbolique de ces villes fait passer au second plan la route qui y mène. En revanche, les chemins de Compostelle, le parcours et les événements du voyage constituent une valeur en soi, indissociable du but à atteindre. Quatre voies s’ouvrent aux pèlerins depuis la France :
La « Via Turonensis »
Au départ de Tours, elle file vers Saintes, Bordeaux, les Landes et Ostabat.
La « Via Lemovicensis »
De Vezelay, c’est encore la vigne qui s’offre à la vue. On la quitte bientôt pour franchir la Loire et ensuite le Limousin, le Périgord et l’Aquitaine pour atteindre ainsi Ostabat.
La « Via Tolosana »
La voie méridionale, qui venait d’Italie par Arles, traversait la Camargue, puis le vignoble. C’était là, semble-t-il le chemin le moins rude jusqu’à Toulouse où les pèlerins devaient, comme les autres jacquets, traverser la Garonne avant de franchir les Pyrénées par le col du Somport.
La « Via Podiensis »
Cet itinéraire est sans doute le plus remarquable par la beauté et la diversité des paysages. Le Velay volcanique, les Gorges de l’Allier, la Margeride, l’Aubrac et le Rouergue ne font qu’argumenter la beauté de cette voie. On retrouve ensuite la vigne avant de parvenir à Ostabat.